De plus en plus de Français délaissent les cheminées classiques, c’est à dire à foyer ouvert au profit des poêles (à bois ou à granulés) ou des inserts. En effet, la déperdition de chaleur étant réduite, un foyer fermé chauffe jusqu’à dix fois plus qu’un foyer ouvert.
Inserts : quels sont leurs avantages ?
Rien de tel que d’installer un insert pour « booster » aussitôt les performances de sa cheminée. En effet, un âtre équipé d’un insert produit entre 5 et 7 fois plus de chaleur qu’une cheminée ouverte traditionnelle. Et ce sont près de 70% de la chaleur générée qui sont récupérés pour chauffer l’habitation.
Côté autonomie, comptez entre 10 et 12 heures d’un chauffage constant si vous optez pour une cheminée à insert.
Esthétiquement parlant, un insert s’encastre parfaitement dans une cheminée déjà existante. À la différence d’une cheminée à foyer fermé nécessitant que la cheminée qui l’accueillera soit démontée puis reconstruite autour de l’appareil.
Pour ce qui est de la sécurité, la vitre dont sont équipés les inserts de cheminée permet de diminuer les risques d’incendie en évitant que des braises ne soient projetées hors du foyer.
Enfin, il est possible, sous conditions de ressources, de bénéficier d’un crédit d’impôt de 15% (voire de 25% en cas de « bouquet de travaux ») si l’on confie l’achat et l’installation de son insert à un professionnel. Il faut toutefois que l’appareil réponde à certaines caractéristiques (rendement énergétique au moins égal à 70 %, concentration moyenne de monoxyde de carbone inférieure ou égale à 0,3 %, conformité à la norme NF EN 13229).
Inserts : quels sont leurs inconvénients ?
Poêles à bois : quels sont leurs défauts ?
Inserts : quels sont leurs inconvénients ?
Les inserts doivent être régulièrement entretenus, les cendres enlevées du foyer et les vitres nettoyées.
Et l’obligation de les « habiller » (un insert prend place dans une cheminée existante mais une cheminée à foyer fermé nécessite plus de travaux) peut générer un surcoût de main d’œuvre (non pris en compte dans le calcul du crédit d’impôt).
Coté prix, un insert coûte entre 500 et 3 000 € environ (hors pose).
Poêles à bois : quelles sont leurs qualités ?
Outre le crédit d’impôt auquel ils donnent droit, au même titre que les inserts, pour peu que les seuils de rendement exigés soient atteints, les poêles sont disponibles dans une large gamme.
De plus, certains modèles peuvent être améliorés en se voyant adjoindre une masse accumulatrice de chaleur afin d’améliorer l’inertie de l’appareil. En clair, même éteint, il continuera de diffuser de la chaleur.
Pour ce qui est du rendement, les poêles à bois ne sont pas en reste : certains modèles « de masse » affichent des taux de rendement supérieurs à 85%. Et comme dans le cas des inserts, le bois est un combustible particulièrement économique : comptez autour de 0,05 € par kWh.
Côté rangement, stocker des granulés prend moins de place que d’entreposer des bûches dans un endroit sec.
Enfin, les poêles affichent une autonomie allant de 12 heures (dans le cas de bûches densifiées) jusqu’à plus de 72 heures (dans le cas d’un poêle à granulés de bois dont le réservoir est rempli).
Inserts : quels sont leurs avantages ?
Poêles à bois : quels sont leurs défauts ?
Poêles à bois : quels sont leurs défauts ?
Si de nombreux modèles fonctionnent en y insérant des granulés ou des pellets, la majorité des poêles continue de consommer des bûches. Mais celles-ci devant être spécifiquement calibrées (environ 33 cm contre 50 cm dans le cas d’un insert), leur coût à l’achat sera plus élevé.
De plus, tout comme les inserts, les fumées d’extraction qui se dégagent du poêle sont extrêmement chaudes (beaucoup plus que dans le cas d’une cheminée à foyer ouvert où la chaleur est plus diffuse). Un soin tout particulier doit donc être apporté aux conduits d’évacuation.
Côté prix, un poêle à bois coûte entre 500 et 15 000 euros.
Inserts : quels sont leurs avantages ?
Inserts : quels sont leurs inconvénients ?