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Cuisines équipées : arrhes, acomptes… C’est quoi, la différence ?

Arrhes, acomptes : quelle différence ?

À la différence des arrhes, un acompte vous engage définitivement. En effet, un acompte constitue une partie du prix d’une vente conclue de façon ferme et définitive. Une fois l’acompte versé, l’acheteur ne peut plus revenir sur son engagement, sauf accord amiable ou droit de rétractation exercé dans le délai légal.
Si l’acheteur se rétracte, le vendeur sera non seulement en droit, à titre de dédommagement, de conserver la somme déjà versée mais aussi d’exiger le paiement du solde. De son côté, le vendeur sera également lié par l’acompte. Il ne pourra donc plus se soustraire à son obligation de livrer le bien.
En revanche, une somme d’argent dont le but se limite à poser une option sur un bien ou à le réserver est constitutive d’un acompte. En clair, elle n’engage en rien celui qui l’aurait versée. Et le vendeur comme le consommateur pourront, sous conditions, se dédire de leurs engagements réciproques : l’acheteur en abandonnant la somme et le vendeur en payant le double.

Arrhes, acomptes : comment s’y retrouver ?

Dans le doute, des sommes versées d’avance seront des arrhes. Cette qualification « par défaut » est particulièrement appliquée en cas de conflit opposant un particulier à un vendeur professionnel. Comme le rappelle l’article L 114-1 du Code de la consommation, toute somme versée d’avance en vue de réserver un bien ou de poser une option dessus doit être qualifiée d’arrhes sauf à ce qu’une clause insérée au devis ou au contrat de vente n’ait expressément prévu le contraire.

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Arrhes, acomptes : comment se rétracter ?

Comme nous vous l’avons indiqué précédemment, qui dit « acompte » dit « vente ». S’il est possible de se dédire de son engagement en présence d’arrhes (en abandonnant la somme si l’on est acheteur ou payant le double si l’on est vendeur), il n’en va pas de même en cas d’acompte. Il n’est alors possible de se rétracter que dans quelques cas précis :

Arrhes, acomptes : et les « chèques de garantie », dans tout ça ?

Il arrive parfois que le vendeur exige qu’on lui remettre un « chèque de garantie ». Si le « chèque de garantie » s’apparente, juridiquement parlant, à un paiement en espèces, sa qualification exacte se fait au coup par coup. C’est en effet aux tribunaux saisis en cas de litige de se prononcer sur l’appellation exacte que doit revêtir ce « chèque de garantie ».
Au vu des éléments propres à chaque dossier, les juges pourront estimer qu’il s’apparente à un acompte (auquel cas la vente existera !) ou à des arrhes (auquel cas il sera possible de revenir sur son engagement).